• LES BONNES ONDES

AFTERWORK 15 : AMIRA GEHANE KHALFALLAH ET REDA LAHMOUID


L’Afterwork de cette semaine est placé sous le signe de l’écriture : qu’elle soit cinématographique, littéraire ou théâtrale, les deux invités de Hamza Lyoubi et Mehdi El Kindi voguent entre les mots, les caméras et les continents.


Installée au Maroc depuis 2007, Amira Géhanne-Khalfallah a autant de vies que de talents : dans son Algérie natale, elle fait des études de biologie cellulaire et moléculaire avant de glisser dans le journalisme, puis de laisser sa plume aller vers le théâtre, le roman et le cinéma. La journaliste qu’elle a été a écrit dans les colonnes qui ont, avant elle, accueilli Kateb Yacine ou Albert Camus. La dramaturge qu’elle est a emmené ses pièces partout, du Mali à la France, notamment à Avignon. L’écrivaine qu’elle est également a publié son premier roman, Le Naufrage de la Lune, aux éditions Barzakh (2018). Et en 2020, la réalisatrice qu’elle est tout autant a reçu, pour son film El Sghayra, une mention spéciale du jury Enfants de la compétition Génération Kplus à la Berlinale.


Si Amira Géhanne-Khalfallah a décidé de s’installer au Maroc, c’est parce qu’elle a rêvé de la Kasbah des Oudayas, à Rabat. Et si Reda Lahmouid a décidé de s’installer à Montréal, c’est pour poursuivre ses rêves de cinéma, après une carrière confortable et respectée de directeur de création dans le monde de la publicité à Casablanca. Scénariste et réalisateur, ce qu’il préfère et aspire à faire, c’est marquer les esprits en racontant des histoires puisées dans des thématiques de société. En attendant, celui qui a signé plusieurs courts-métrages et réalisé des clips pour Nabyla Maân, Sara Moulablad ou encore Barathon Lane jongle entre plusieurs scénarios et projets, tirant le meilleur du fait d’avoir « le cul entre deux chaises ».


Un épisode où l’on évoque des personnages qui ne vont pas là où leur auteure veut les mener, des articles de presse collés sur les murs d’une Algérie encore blessée, un confinement à Istanbul, le trac de la première œuvre et de sa réception par le public, et des références à Martin Scorsese, Paul Laverty, Ken Loach, Mohammed Khaïr-Eddine ou encore Leftah…


Bonne écoute !


Ils en ont parlé pendant le podcast :