• LES BONNES ONDES

AFTERWORK 14 : JIHANE BOUGRINE ET DRAGANOV


Si la musique est une passion, en faire son métier n’est pas un long fleuve tranquille... Les invités de Hamza Lyoubi, Jihane Bougrine et Draganov, en savent quelque chose.


Le chemin du succès est parsemé de frustrations, mais l’auteure-compositrice-interprète et le rappeur-producteur ont su, avec niaque et mordant, tracer leur voie et se faire un nom.


Les héritages musicaux de Jihane Bougrine sont à l’image de son mélange des cultures : celle qui a vécu une enfance heureuse à Trappes avant de revenir à Rabat revendique autant l’influence d’Oum Kalthoum que celle d’IAM, passe de Abdelhadi Belkhayate à Kurt Cobain et aime aussi bien Charles Aznavour que Bob Marley…

Celle qui est également journaliste culturelle use de sa plume pour écrire ses paroles, d’abord en français, avant de ne jurer que par la darija. Jihane Bougrine signe un premier album, LooN Bladi, amène ses couleurs dans un EP, Dima Labass, et s’apprête enfin à sortir, d’ici fin 2021, son deuxième album, Lyam. Le dernier clip de la chanteuse (signée chez Universal Music Mena depuis 2019), Serek F’Bir, est porté par son ami et comédien Assaâd Bouab, que le grand public a découvert dans Marock et redécouvert dans Dix pour Cent, Kaboul Kitchen ou encore Messiah.


A l’origine d’un nombre qui ne cesse de grandir de tubes de rap marocain, Draganov est une sorte de génie de la lampe du hip hop made in chez nous. Quatre albums solo, des contributions à n’en plus finir (Shayfeen, Bigg, Snor, Khtek… Autre détail de taille : il est, entre autres, à la direction artistique de l’album Caméléon d’El Grande Toto), le rappeur et producteur s’est fait tout seul, à Oujda… Avant de quitter l’Oriental pour installer son studio à Casablanca. Des premières galères aux premières déceptions après avoir gagné Génération Mawazine et attendu Godot, des concerts clandestins aux rencontres improbables, Draganov, rappeur talentueux et producteur autodidacte — qui n’a rien à envier aux plus grands ¬— est désormais un nom incontournable et une marque de fabrique.


Un épisode où, à travers les témoignages plein de sincérité et d’humour des invités, transparaît un amour évident de la musique, mais aussi une véritable connaissance et expérience de son industrie. Vous y apprendrez notamment que Draganov a fréquenté un curé, qu’il a pleuré à la mort d’Idir, qu’un de ses amis oujdis a gagné un procès contre French Montana ou encore que Jihane Bougrine a une phobie des contrats…


Bonne écoute !